Philippe Arnaud, in « Robert Bresson »

La Veillée
Projet de pièce en 3 actes, un prologue et un épilogue, en chronologie inversée, pour 4 femmes et 1 homme à l'agonie.
En cours d'écriture jusqu'à fin 2013.
PLAN DE LA PIÈCE : PREMIÈRES PISTES A L'ÉTUDE
La servante par Julien Mudry |
Le Père, 66 ans
La Mère, 56 ans
L’Aînée, 32 ans
La Cadette, 27 ans
La Grand-Mère paternelle, 89 ans
L’Ange (le Père dans la mort), 17 ans
Prologue : la Résurrection
Monologue de l’Ange (le Père) : le regard qu’il porte sur ces 4 femmes qu’il a « abandonnées ».
Acte 1 : l’Absence (soirée de la Chandeleur 2010)
Un lit vide.
Quatre femmes autour d’une table à côté du lit : la Mère (qui a passé ces derniers mois, dévouée, à soigner son mari) est très affectée de la disparition de celui-ci ; l’Aînée (blessée, névrosée, hargneuse, que l’on sent d’emblée en froid avec sa mère et ne cache pas que son père parti la famille n’a plus grand signification pour elle) ; la Cadette (d’une candeur et d’une naïveté absolues, très belle, jalousée par l’Aînée) ; la Grand-mère (comme morte, enfermée dans sa sénilité et son silence).
Toutes se meurtrissent autour d’une chose qui leur est commune (la seule peut-être) : l’absence, le vide, la nuit qu’a laissé le Père derrière lui.
Acte 2 : la Mort (soirée de Noël 2009)
Le Père, mourant, dans son lit, s’accroche à la vie : il ne peut / veut pas partir avant que le secret de la famille ait été lâchée.
Bataille âpre entre la Mère et l’Aînée, devant le mourant. On comprend que la Mère a eu un comportement incestueux avec l’Aînée ; et que le Père a fermé les yeux par amour pour sa femme et pour préserver l’intégrité du foyer.
C’est pour cela qu’aujourd’hui il ne peut partir en paix et s’accroche à la vie de façon tragique.
Lorsque la Mère avoue son crime, le Père succombe enfin.
Acte 3 : l’Agonie (soirée de la Toussaint 2009)
Le Père est à table avec elles.
Très fatigué, il exprime la peur qu’il a de la mort, son doute de la vie dans l’au-delà. Face à sa peur, la Cadette tente de lui insuffler sa foi et l’espoir de retrouvailles dans le futur. On sent l’Aîné plus matérialiste et pragmatique. Mais son grand amour pour son Père la pousse à se rallier aux thèses de sa sœur, quitte se mentir à elle-même un peu.
On comprend à mi-mots que la situation à l’extérieur de la pièce est aussi dramatique qu’à l’intérieur. « Ils ont traversé la Seine », dit la Cadette inquiète de l’insurrection que la radio diffuse en direct.
Épilogue : la Condamnation (un an auparavant)
Dialogue en tête à tête entre la Cadette et l’Aînée. Elles viennent d’apprendre la condamnation de leur Père, qui a déclaré une maladie à l’issue rapide.
Elles se rappellent leur enfance auprès de cet homme effacé, qui cherchait toujours le compromis.
Synopsis et structure sous dépôt SDGL n°14715.
