Blaise Pascal in « Pensées »

Lettre à Julia
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RÉSUMÉ
Douze ans après l'instauration de la dictature de Big Brother, un auteur, qui a bien connu Julia (héroïne de '"1984"), lui adresse depuis sa cachette souterraine une lettre d'amour, en forme d'ultime résistance au totalitarisme contemporain.
EXTRAITS
« Va-et-vient de litanies. Que faire ? je me sens ailleurs. Ce n’est pas mon monde. Au dessus de cela ? oh non, mais ailleurs simplement : désormais, étranger à toutes choses.
Tout glisse sur mon corps. Leurs mots, leurs phrases, jusqu’à leurs gestes. J’ai enduit ma peau il y a quelques temps, une bonne fois pour toute, de glaise : un bain de boue au bord de la Loire. C’est une écorce épaisse, rigide, qui ne laisse rien filtrer. Seule la douceur du fleuve la détend quelquefois, dans nos rares moments d’intimité.
Je me suis cloîtré, masqué. Je vis en secret, avec ma puissance, les idées que je n’ai plus, mais que je saurais avoir en temps voulu.
Ma loi, comme dernier moyen de protection. »
PRÉSENTATION
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couverture du livret |
Seulement âgé de 20 ans, Rodolphe Viémont fait montre ici d'une réelle maturité d'écriture. Ode à la Loire, à la liberté, résistance à l'oppression sous toutes ses formes (celle de la pensée en premier lieu), déclaration à la nature, ce texte sent la jeunesse, cette jeunesse des 90's, repliée, revenue de tout sans être partie nulle part, se raccrochant aux choses simples, vraies. A l'amour, à la Beauté, à la Liberté...
Étrangement, alors qu’il est écrit au début de la décennie noire de l’auteur (1995-2005), et que celui-ci n’a pas encore rompu avec l’anarchisme, ce texte, comme une prémonition des années à venir, est une parenthèse dans l’écriture de Rodolphe Viémont, excursion à la fois désenchantée mais tout autant heureuse : mêlant la tristesse de ne plus croire en rien (d’un point de vue politique) et la joie de sentir le soleil brûler la peau.
Un texte transition donc avant l’éclosion de l’auteur au mysticisme .
Quelques retours…
« J’ai été très sensible au sentiment qui traverse votre texte, j’en ai aimé le ton et l’élan. »
Éliane Vernay
« Votre manuscrit est d’une grande force et c’est exceptionnel si j’en crois votre âge. » / « Le style et la fraîcheur nous ont enchantées. » / « Un très beaux texte, témoignage de sensibilité et d’intelligence. »
« Vous avez du talent. »
Loris Talmart
« Une lecture réconfortante et vitaliste. »
L’Âge d’Homme
Mais le problème principal était que ce texte ne faisait que… 4 pages A4 pleines.
Ce sont finalement les Éditions Ressouvenances, séduites par texte (alors qu'elles ne faisaient jusque-là que des rééditions : Swift, Ibsen, Wilde, Poe, Byron, Nerval…) et faisant une exception dans leur ligne éditoriale, qui éditent le texte en 1996 à 1000 exemplaires.
REVUE DE PRESSE
« Un style clair et incisif. »
« Acte sauvage et primordial de l’écriture. (…) Épître sonore et liquide. »
« Une écriture, comme la Loire qu’elle célèbre, à la fois farouche et candide, abrupte et languide, précieuse et crue. »
« Un doux révolté au verbe précis. C’est humble, c’est modeste, c’est beau. »
« Il s’y dessine un style, un rythme, une phrase en devenir, une écriture en mouvement vers la beauté. »
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(c) R. Viémont
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