Rodolphe Viémont

« Sur la mer que j’aimais comme si elle avait dû me laver d’une souillure, je voyais se lever la croix consolatrice. »
Arthur Rimbaud in « Une Saison en Enfer »
Rodolphe Viémont

Septembre / octobre 2010

 

  • La Nature chez Bruno Dumont...





  • « Les guerriers de la lumière ont toujours une lueur particulière dans le regard.
    Ils sont au monde, ils font partie de la vie des autres, et ils ont commencé leur voyage sans besace ni sandales. Il leur arrive souvent d’être lâches, et ils n’agissent pas toujours correctement.
    Les guerriers de la lumière souffrent pour des causes inutiles, ont des comportements mesquins et parfois se jugent incapables de grandir. Ils se croient fréquemment indignes d’une bénédiction ou d’un miracle.
    Ils ne savent pas toujours avec certitude ce qu’ils font ici. Souvent, ils passent des nuits éveillées, à penser que leur vie n’a pas de sens.
    C’est pour cela qu’ils sont guerriers de la lumière. Parce qu’ils se trompent. Parce qu’ils s’interrogent. Parce qu’ils cherchent une raison – et, certainement, ils vont la trouver. »

    Paulo Coelho, « Manuel du Guerrier de la Lumière »

  • La matrice... vue par Gustave Courbet... réinterprétée par Léos Carax.

     

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    Jean Yanne
    in  « Dictionnaire des mots qu'il y a que moi qui les connais » :

     « MAURICHON (BERNARD HENRI) : homme politique français né en 1922 à Bagnolet. Après des études sans éclat, il se dirige vers la banque. « Je n’ai aucun mérite, elle n’était pas loin de chez moi », dira-t-il plus tard avec infiniment d'humour. Il travaille pendant quinze ans au service des coupons au Crédit Lyonnais. En 1960, pendant des vacances à Arcachon, il rencontre au cours d'une soirée dansante Lucien Clabiot qui vient de fonder le PNF (Parti neutre français). Clabiot propose à Maurichon devenir sixième secrétaire adjoint du PNF. Maurichon on commence alors une carrière politique qui, suivant la mouvance de son parti, le mènera à militer un peu à gauche, un peu au centre, un peu à droit, et même en Belgique. Sa carrière, molle et gommée, est parfois comparée par les analystes politiques celle d'un ancien ministre, J.-P. Soisson, dont le nom n'évoque plus rien aujourd'hui.
    A la mort tragique de Lucien Clabot, écrasé par un tracteur en inaugurant la foire agricole de Meilleray-Saint-Brice, Maurichon déclare discrètement qu'il est incapable de donner son avis sur la succession, ce qui ne fait pas l'unanimité du Comité directeur et l'amène à quitter le PNF. Encouragé par son épouse Lucette (née Muzereau), animatrice de la section creusoise des utilisatrices de Tupperware et produits dérivés, Maurichon fonde alors le NPNU (Nouveau parti neutre unifié). Élu maire de la Grobiche, où il possède une résidence secondaire, il passe un soir à la télévision car un de ses administrés prétend avoir trouvé la gourmette de Mermoz dans la gouttière du marché couvert. Maurichon parle de son village, de Mermoz, de l'Aéropostale, de sa femme, de sa sœur et de son ulcère avec tant d'émotion que beaucoup de téléspectateurs sont attendris. Plusieurs partis politiques tentent alors de "récupérer" cet anonyme qui semble si bien incarner la France. Propulsé à la Une, Maurichon participe à quelques débats au cours desquels il ne dit.  Un soir, au cours du Grand Jury RTL, Bernard Henri Maurichon prononce cette phrase qui va le rendre célèbre: «Je ne suis pas le seul mme les autres, mais je suis le seul à le n'ai aucune opinion personnelle. » On salue cette honnêteté. Pendant près de dix ans, Maurichon va participer à de nombreux meetings, où il ne prendra jamais la parole• Il prend sa retraite en 1992, en déclarant: « Je suis content j'ai 7253 points, la Sécu à 100 % mal de Sicav. Il est temps pour moi de me retirer. Vive la République. Vive la France. »
    Belles figures du vingtième siècle, collection « J'ai rien dit », Hachette. »

  • Lisez Jack-Alain Léger dit encore Melmoth,  Paul Smaïl, Dashiell Hedayat ou Ève Saint-Roche.
    Un artiste rock et littéraire... qui restera. Un écrivain français intransigeant, à la plume acerbe et mélancolique.
    Lisez-le, lisez mon ami, c'est un ordre ! Tous ses livres ici...



      
    « Figure du rock underground des années 70 et écrivain protéiforme cumulant les noms de plume, J.-A. Léger a bordé tous les genres, écrit toutes sortes de livres, déchaîné enthousiasmes et cabales, connu aussi bien le succès mondial (« Monsignore ») que les tirages confidentiels, et construit une œuvre littéraire majeure où s'exposent avec un brio visionnaire les impostures de notre époque. face à l'irréalité de la société du spectacle, sa spectaculaire détresse, et face aux cercles de l'enfer d'une dépression qui le mine depuis l'enfance, ce don Quichotte redoutablement inspiré brandit la seule vérité qui soit, celle de la fiction. Rendant de livre en livre un hommage ludique aux grands maîtres de la littérature européenne : Dante, Cervantès, Sterne, Diderot, Balzac, Proust, Nabokov, notre auteur fustige sans relâche, d'une plume exubérante, acérée, luxueusement digressive, scandaleusement libre, les violences d'un libéralisme économique totalitaire, le naufrage de l'Art réduit à une industrie culturelle, la comédie falote de la démocratie, nous touchant au passage, magnifiquement, lorsqu'il veut nous dire de la vie la légèreté tragique... »

    Quatrième de couverture de  « Le Siècle des ténèbres » ,  «Le Roman » et  « Jacob Jacobi » (Denoël)

  • El maestro au travail... Andrei Tarkovski...

     

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    • « Suis ton chemin et laisse dire les gens... »
    • « Vous qui entrez laissez toute espérance. »

      Dante                

     Dante par Giotto


    Rodin, Détail de
    la porte de l'Enfer