Rodolphe Viémont

« Quand l’essentiel d’un évènement est dépendant d’une présence simultanée de deux ou plusieurs facteurs de l’action, le montage est interdit. Il reprend ses droits chaque fois que le sens de l’action ne dépend plus de la contiguïté physique, même si celle-ci est impliquée. (…) Il faut (…) que l’unité spatiale de l’évènement soit respectée du moment où sa rupture transformerait la réalité en sa simple représentation imaginaire. »
André Bazin
Rodolphe Viémont

Autobiographie

 


           
 

« Une enfance violente. Une bipolarité précocement apparue. J’arrive à l’âge adulte brisé, déconnecté du monde. La découverte de « L’Étranger » de Camus est une bouée pour moi ; je veux devenir écrivain. Mais pris dans le système, je commence des études d’ingénieur. Puis le cinéma muet de F. Lang est une seconde révélation. Là, j’arrête tout et en quelques semaines monte à Paris étudier cet art. J’en aime la dualité technique et créative. Je sors de l’école pour être chef opérateur mais travaille en régie ou à l’assistanat réalisation. L’envie d’écrire et réaliser mes histoires que je crois singulières l’emportent. Mon premier vrai travail, « Un Éclat », m’amène à diriger A. Recoing et O. Py. Le film fera en 28 festivals un petit tour du monde qu’il m’aurait plu d’accompagner. Je m’essaye également au documentaire. Le troisième, intime, sur ma bipolarité, sortira dans quelques salles. Je suis en écriture d’un premier long-métrage et sors un premier roman cette année. Je ne suis sûr aujourd’hui que de deux choses : que je chercherai jusqu’au bout mon langage et que l’art m’a sauvé. »

mars 2016

été 1996