blessé il est arrivé

blessé il est arrivé

13 novembre 2018 Non Par Rodolphe Viémont

Roman, 2018, 178 pages. Ed. Fondendre.


Couverture et quatrième de couverture

Une histoire d’ados ? Certes, mais qui va bien au delà. Entre Dimitri, poète en herbe mystique mais obsédé par son corps, étudiant en théologie hanté par un passé douloureux, et Chiara éprise de lecture, fantasque, sensible mais à l’intransigeante exigence de liberté, c’est un long face-à-face qui entraîne le lecteur au plus profond de la quête d’un amour humain à l’assaut d’antagonismes, au risque de conduire à un acte imprévisible. Un mode de narration inventif au service d’une intrigue insolite. 


« — Tu es quelqu’un de bien, Dimitri. De très bien. Mais… je ne sais comment dire… J’ai l’impression que tu es enfermé dans une boîte de principes dont tu ne sais pas comment sortir ?
— Tous ces regards sur toi… articula-t-il difficilement. 
— Mais je ne t’appartiens pas. C’est à force de réactions comme celles-là que je me freine dans ma tendresse pour toi.
Dimitri plissa le visage. Qu’entendait-elle ?
— Ben, par exemple, je ne trouverais rien d’incorrect à te prendre dans mes bras parce que ça se fait d’enlacer les gens que l’on aime. Mais tu y verrais un engagement démesuré ou quelque chose de sexuel.
— Non! mentit-il. »


Pages 29 et 30


Bande originale du livre

L’ami de Discömobile a concocté une playlist dingue : la bande son du roman. 4h23 de musiques, de sons.
De Trisomie 21 à H.-F. Thiéfaine, en passant par D. Bowie, L. Reed, Noir Désir, L. Ferré, les Béru… On y entendra aussi avec plaisir les voix de Y. Ritsos, C. Bukowski, B. Cendrars…

Une excellente et agréable manière d’entrer dans l’univers du bouquin.

https://www.deezer.com/fr/playlist/4682752184?utm_source=deezer&utm_content=playlist-4682752184&utm_term=8240290_1535192492&utm_medium=web 


Revue de presse

 Boojum (web) (25 janvier 2019)


Signatures


Pro domo

Un jour j’ai compris que pour être crédible en écriture (littéraire ou cinématographique), il fallait atténuer la vérité : l’enrober, l’adoucir. Sauf que moi je n’avais aucune intention de rabougrir les belles histoires.
Le lendemain, j’ai décidé que la fiction était ma priorité : la mienne, de fiction, j’entends. Celle-ci n’a en fait raison d’exister que blackboulée, brassée avec le réel. J’en fis une grammaire. Un construction personnelle de l’esprit où rien n’a de place définie. A tel point que relisant « Blessé… », et ce sans posture, je m’y vois aujourd’hui perdu : qu’ai-je vraiment vécu ? Et qu’ai-je inventé ? Vingt-cinq ans après les évènements, je ne les connais et reconnais plus que par le prisme de la fiction. La vérité n’a plus de place chez moi.