Humeur Liquide

Humeur Liquide

6 juillet 2016 Non Par Rodolphe Viémont

Documentaire de 52 min., 2019. Produit par Ere Prod. Distribué par Lukarn et Ana Films.


Le réalisateur et sa femme, Laurence, sont tous deux bipolaires (maniaco-dépressifs). Ils livrent ensemble une véritable bataille contre la maladie. Rodolphe et Laurence voudrait un enfant. Mais la bipolarité étant une maladie en partie génétique, il y a un risque de 30% à transmettre la pathologie…


Sortie salle 6 juillet 2016


Scénario et réalisation : Rodolphe Viémont

La voix-off a été écrite par Rodolphe Viémont et interprétée par Robinson Stévenin. 

Producteur : Christian Monzinger, Régis Cael (Ere Productions)
En coproduction avec Vosges Télévision
Avec la participation de la Région Lorraine, de la Région Pays de la Loire et de la PROCIREP-ANGOA

Chargé de production : Chaoukat Diab
Image : Aurélian Pechmeja, Rodolphe Viémont
Son : Lucas Albert, Rodolphe Viémont
Montage image : Lisa Pfeiffer
Montage son et mixage : Nathalie Jacquemin
Enregistrement voix-off : François Loubeyre

Musique originale : Mansfield.TYA (Julia Lanoë et Carla Pallone)

Remerciements : Brice Blanqué, Mathieu Dehay, Charles Dachary,  François Loubeyre, Christophe Legendre.


Distribution télé : Sandrine Frantz (Lukarn)

Distribution salles : Inward Prod.

Durée : 52′
Format : 1.78
Support copies : DCP, Blu-ray, fichiers vidéo, DVD
Visa N°1444417


Intervenants

  • Pascal Lévy, psychiatre (Hôpital de la Pitié-Salpêtrière)
  • Chantal Weizmann, psychanalyste
  • Fanny Cohen-Herlem, pédopsychiatre
  • Stéphane Jamain, généticien (INSERM, Hôpital Henri Mondor, Fondation Fondamental)
  • Franck Bellivier, psychiatre (Hôpital Fernand Witold)
  • avec l’aimable participation des enfants Alexia Huard et Sacha Gazeau.

  

Diffusions télés

  • Vosges Télévision : décembre 2014 et avril 2015
  • France 3 Pays de la Loire : février 2019

Diffusions salles

  • 7 février 2015 : Cinéma Saint-André des Arts, Paris
  • 14 février 2015 : Cinéma Les 400 Coups, Angers / enregistrement sonore du débat :
  • 30 mars 2015 : Cinéma L’Entrepôt, Paris (75)
  • 30 mars 2015 : à l’IECA, Nancy (54)
  • 8 juillet 2015 : à la Péniche CinémaParis (75)
  • 20 octobre 2015 : Cinéma Ciné-GonneSaint-Florent le Vieil (49)
  • 19 novembre 2015 : Cinéma CinéSar, Sarrebourg (54), à l’occasion du Mois du Film Documentaire
  • 16 mars 2016 : l’IRTSNancy (54)
  • 6 juillet au 2 août 2016 : Cinéma Saint-André des ArtsParis (75)
  • 22 août 2016 : Alliance Française de San José (Costa Rica), lors du Derechos Humanos
  • 14 novembre 2016 : Cinéma Jean GabinArgenteuil (95)
  • 24 novembre 2016 : Salle LaussyGières (38)
  • 11 février 2017 : Cinéma L’Univers, Lille (59)
  • 24 février 2017 : Hôtel Arc-en-Ciel, Les Sables d’Olonne (85), soirée café/ciné de la Petite Lanterne
  • 17 mars 2017 : Cinéma Familia, Jonzac (17)
  • 25 septembre 2017 : Cinéma Jean VigoGennevilliers (92), dans le cadre du ciné-club du cinéma
  • 20 mars 2018 : Cinéma CinémovidaCholet (49)
  • 21 mars 2018 : GEM La Vague à l’ÂmeParis (75)
  • 22 mars 2018 : double projection au cinéma L’UniversLille (59)
  • 10 avril 2018 : Cinéma La Salamandre, Morlaix (29)
  • 13 septembre 2018 : Amphithéâtre Antonin Artaud, Marseille (13)
  • 6 octobre 2018 : Cinéma BioCarouge (SUISSE)
  • 7 mars 2019 : CEMEA, Nantes (44)
  • 22 mars 2019 : Espace Aragon, Septèmes-les-Vallons (13)
  • 6 mai 2019 : Cinéma Les 400 Coups, Angers (49)
  • 22 novembre 2019 : CNASM, Lorquin (54)
  • 7 octobre 2020 : Cinéma OpéraimsReims (51)
  •  10 octobre 2020 : Cinéma L’Eden,Romilly-sur-Seine (10)
  • 12 octobre 2020 : Cinéma New VoxLangres (52)
  • 13 octobre 2020 : Cinéma Le Bel AirMulhouse (68)
  • 5 octobre 2021 : CHRS Regain, Montpellier (34)

Festivals

  • Festival Human Rights, Madrid / New-York / Paris, nov.-déc. 2015
  • Psymages, Bruxelles (Belgique), 25 février 2016
  • Festival ImagéSanté, Liège (Belgique), 18 mars 2016
  • Le P’tit Images Mentales, Louvain la Neuve (Belgique), 15 avril 2016
  • MédiaPsy, Paris (Cité des Sciences et de l’Industrie), 16 novembre 2016

Extraits


 « Mémoire liquide » par Pierre Laudijois

Humeur Liquide, de Rodolphe Viémont, est un film assez original par rapport à ce qu’on peut attendre du traitement d’un tel sujet. Faire un film sur la question de savoir si le cinéaste et sa femme, tous deux bipolaires, peuvent prendre le risque de faire un enfant, sachant la probabilité que celui-ci hérite de la maladie familiale, ne va pas de soi. En effet, on peut penser qu’il faudrait alors choisir entre une approche documentaire, froide et clinique, et une forme méditative, interne au couple, volontiers teintée d’angoisse. Le choix pourrait résider aussi entre deux points de vues. Soit faire un film intime, à la première personne, nécessairement subjectif, soit produire un documentaire scientifique et objectif, quoique non nécessairement dépourvu d’émotion.

En l’occurrence, Rodolphe Viémont choisit… de ne pas choisir ! Bien au contraire, il tisse un film au moyen de plusieurs fils narratifs hétérogènes, mais non hétéroclites :

    1 – Le discours scientifique des médecins, qui s’adressent directement à la caméra, sans pathos.

    2 – Le discours de Laurence, énergique et volontariste. Sur le papier, il s’agit d’un dialogue entre elle et Rodolphe. Mais celui-ci revêt pour le spectateur plutôt la forme d’un monologue, déclaratif d’un engagement et d’une analyse pertinente de la situation.

    3 – La « voix de Rodolphe », mari de Laurence. Le dispositif est ici un peu tortueux, car le cinéaste n’a pas souhaité utiliser sa propre voix. Il a eu recours à un comédien, en l’espèce Robinson Stévenin, qui dit quelques monologues en voix-off, écrits par Rodolphe Viémont. Bien plus, dans les « conversations » entre Laurence et Rodolphe, les répliques du cinéaste ont été post-synchronisées par le comédien. Ce qui produit évidemment une distanciation de nature à introduire une dose de fiction dans la structuration et l’aventure vécue par le couple.

    4 – La « voix de l’eau », essentielle par rapport au titre (Humeur liquide), au lieu habité par le couple, et à la qualification des états d’âme des protagonistes. Les images d’eau (courante) sont de toute beauté, comme le son qui les accompagne. Elles viennent ponctuer le film, et lui donner un cadre à la fois précis géographiquement – la vallée de la Loire – et mouvant comme l’humeur des personnages.

Le résultat est singulier parce que ces différentes « couches » narratives se complètent, tout en contrastant les unes avec les autres, et en s’enrichissant mutuellement.

En visionnant deux films antérieurs de Rodolphe Viémont, Rendez-vous aux cieux et La Loire chuchotera toujours ton nom, on perçoit bien la continuité conceptuelle qui existe dans l’œuvre du cinéaste, au-delà de la disparité des projets et des formes retenues. En effet, le premier film est une fiction jouée par deux comédiens – le fils et le père – et le second une sorte d’essai autobiographique et mémoriel ; pourtant, la présence obsédante d’images de la Loire fonctionne dans tous les films cités comme truchement d’une problématique transmission de génération en génération.

 « Il y a quelque chose de féminin dans la Loire, de sensuel. Quelque chose qui brasse les corps indomptables et les emporte loin », entend-on dans la voix-off qui accompagne le film La Loire chuchotera toujours ton nom, réalisé deux ans avant Humeur Liquide.

Sans se perdre dans de la psychologie de bazar, on peut facilement constater que, dans ces trois films, hantés par la figure du père, l’eau, et singulièrement celle de la Loire, incarne l’instance féminine, absente (mais sous-entendue) dans Rendez-vous aux cieux et La Loire chuchotera toujours ton nom, et absolument centrale dans Humeur Liquide.

PierreLaudijois, Association La Petite Lanterne, 25 avril 2017


Revue de presse

« Laurence témoigne de son symptôme avec une grâce et une intelligence qui n’enlève rien au caractère terrifiant de la maladie. (…) Humeur Liquide n’est pas qu’un documentaire. C’est aussi un acte de bravoure face à la maladie. (…) Rodolphe et Laurence (…) sont témoins de ce qui fait vivre : le désir. »
Causeur

« L’entreprise est à la fois singulière et courageuse. (…) La force d’Humeur Liquide est de faire naître la lumière. »
Courrier de l’Ouest

« Lyrique, mais clinique aussi. (…) Ce film est à la fois simple et lumineux. »
Télérama


Retours des Youtubeurs

  •  « ca fait du bien de voir des autres qui combattent contre le meme souci un film plein d`espoir »
  • « Dans le flot des docs sur le sujet de la bipolarité, votre film est le meilleur que j’ai vu. Mais il est aussi très beau, artistique. »
  • « J’en ai les lames aux yeux de soulagement. »
  • « je me retrouve dans ces paroles… »
  • « c tt moi »
  • « Merci, touchant! vous redonnez de l’espoir !! »
  • « J’ai beaucoup d’affection pour Laurence »
  • « J’adore la fin… »


Le film a été vu sur YouTube, au 31 juillet 2021, 75 276 fois dans sa version originale et 11 721 fois dans sa version sous-titrée en anglais. Merci à ces web-spectateurs et à leurs commentaires en ligne…


Utilisation institutionnelle

  • Catherine Guilyardi (BBC, France Culture) a utilisé le film dans son cours à l’ESJ de Lille (école de journalisme) autour de la notion du « je » dans le documentaire.

    « HUMEUR LIQUIDE utilise une multitude de formes narratives – voix off, interviews de ‘sachants’, poèmes, citations – et permet à cette histoire entre deux êtres et si intime de devenir universelle. La relation entre le réalisateur et sa compagne, qui sait si bien exprimer ce qu’elle ressent- est au cœur de l’histoire, même si l’on ne voit jamais Rodolphe Viémont, ni ne l’entend (le texte du narrateur est dit par un acteur (Robinson Stévenin) et s’il est celui qui pose les questions. Un dispositif intéressant. »
  •  Nathalie Maheu utilise le film pour son cours de psychopathologie à l’Institut Cardijn de Louvain-la-Neuve (BE), haute école de formation d’assistants sociaux.
  • Le film a été utilisé par Aurore Foissac-Nourry auprès de mandataires judiciaires pouvant avoir sous tutelle des personnes atteintes de bipolarité. 
  • Le témoignage de R. a été utile à l’EHPAD Nazareth (Orléans) pour présenter son futur établissement d’accueil de jour pour les bipolaires de la ville, « La Boussole ».
  • Le film est utilisé à la formation des infirmiers, à l’IFSI d’Angers.

Voir le film

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Extrait du dossier de presse

Comment est né ton film ?

Je suis sur ce film depuis… 10 ans ! Au départ, il s’agissait d’un film sur la bipolarité chez de grands artistes (Antonin Artaud, Dmitri Chostakovitch, Kurt Cobain…). Il est courant en effet de nommer la bipolarité « la maladie des grands hommes ». Mais rapidement je me suis senti enfermé dans ce propos.

Et puis il y a quelques années, j’ai rencontré mon épouse, sans savoir qu’elle aussi était atteinte de la maladie. Comme je le dis dans le film : il y avait une possibilité sur mille (selon les études épidémiologiques sur la maladie) pour que deux bipo-laires mixtes se trouvent. Cet amour instantané m’a poussé vers un tout autre film : intime, tendre, plus personnel. Laurence a joué le jeu, me permettant de construire un film à la fois personnel et universel. Qu’est-ce que vivre ? Qu’est-ce que vivre avec un handicap ? Un bipolaire a un risque sur cinq de finir suicidé, certes. Mais où se situe le libre-arbitre dans ces chiffres ? Vivre est un combat et l’amour est supérieur à tout. La rage est un bon moteur pour « sublimer » comme le dit la psychanalyse.

Que signifie cette omniprésence de l’eau ? 

C’est assez simple en fait, même s’il semble que la symbolique interroge. Je suis parti du fait que l’humeur (avec son double sens médical) est par définition liquide.
Chez les bipolaires, elle est mouvement perpétuel. Le va-et-vient des cycles, comme la mer et ses vagues ; le calme de la rivière, la violence de l’eau giclante dans l’écluse. Le sablier dit exactement la même chose : ça s’écoule dans un sens, une main le retourne et il se vide dans l’autre sens. La main qui exécute le ren-versement : c’est pour moi le principe de la névrose qui est non négligeable sur le processus de déclenchement de la crise « psychotique ».

Pour le quidam, il est difficile de faire la différence entre la psychose et la névrose ? Peux-tu nous en parler ?

J’aime beaucoup la définition de Pierre Desproges. Selon lui, avec son humour, il expliquait qu’un psychotique est quelqu’un pour qui 2+2 = 5 et qui en est satisfait. Un névrosé, lui, sait très bien que 2+2 = 4 mais il en est malade  !

Mais de fait, les deux termes sont assez imbriqués (malgré l’obstination de quelques professionnels d’en faire des états dissociés). De toute façon il y a souffrance et ces deux « familles pathologiques » doivent être prises en charge sans peur, sans stigma-tisation : évitons absolument de mettre les fragilités dans des boîtes. Même si la crise psychotique me paraît plus dangereuse en terme de suicide, plus folle en soit.

Tu emploies justement le mot « folie » plusieurs fois dans le film, même te concernant. N’est-ce pas un peu péjoratif ou outrancier comme terme ?

Non, je ne crois pas. Je n’aime pas quand les gens se cachent derrière un terme : les handicapés physiques sont des personnes à mobilité réduite ; les aveugles des mal-voyants…  Cette manière de prendre avec des pincettes les handicapés m’agace.

Oui, je suis fou. Et alors ? Je me considère même psychotique et je pourrais expliquer ce sentiment. Me définir comme psychiatriquement fragile et non pas fou atténue-t-il les choses pour moi ? Je ne crois pas. Les seuls personnes que cela rassure sont ceux qui ne veulent pas voir la maladie en face. Les gens ont peur de la folie, comme ils ont peur de la mort. Cela les renvoie-t-il à leur propre folie ? Du coup je provoque un peu : m’accoler le terme folie est ma liberté – dont j’use.

A en croire certains médias, tout le monde serait bipolaire. Une vision de la maladie que tu combats avec engagement.

Selon des études suisses au début des années 2000, la bipolarité toucherait 40 % de  la population. Ce qui est une contre-vérité évidemment. Une société qui aurait 40 % de bipolaires (et je n’ajoute pas les autres maladies psychiatriques à ce chiffre) serait ingérable et imploserait totalement.

En fait, tout vient d’une classification américaine (DSM 4) qui inclut dans la bipolarité toutes les fragilités thymiques : les ultra-sensibles, les caractères luna-tiques… Mais connaître des hauts et des bas n’est pas souffrir de bipolarité. Comme je le dis dans le film  : 20  % des bipolaires décèdent de suicide ; et les autres (4/5) ont une espérance de vie de 20 ans moindre à un sujet lambda. Je ne pense pas qu’une personne lunatique se reconnaisse dans ces statistiques.

Convoquer de tels chiffres est une gifle aux bipolaires : cela dédramatise la maladie, la rend commune. Cela déculpabilise l’entourage, les familles, les amis. Combien de fois Laurence a-t-elle entendu autour d’elle : « Allez, il fait beau. Ça va aller ! » ? Quand ce n’est pas : « Tu t’écoutes un peu trop. » Un jour, une personne de ma famille, dans un accès de colère, m’a dit devant Laurence : « Ne faites pas d’enfants ! Vous feriez des petits tarés ! »

C’est le sujet de ton film.

Oui.

Le film aurait pu être anxiogène, ce qui n’est pas le cas.

C’est une volonté qui s’est manifestée au milieu de l’écriture. J’ai eu par le passé souvent envie de montrer la maladie de la manière la plus brute possible : indécente. Comme si le cinéma était une catharsis à la souffrance. Ou que seule cette violence était capable d’émouvoir le public.

Et puis on m’a rappelé que j’écrivais un documentaire de création, pas une émission de télé-réalité ! Le fil conducteur du film (le désir d’enfant) s’est alors imposé de lui- même. L’écriture du film s’est faite en parallèle à notre (en)quête sur les risques de transmission de la maladie. Heureusement, ce chemin quasi-existentiel nous a conduit à reconnaître notre désir d’enfant. Naturellement le film raconte aussi cette victoire de la vie, de l’amour sur la peur ou le défaitisme. En fait, c’est un film plein d’espoir.

Le film est construit autour du témoignage de Laurence. Pourquoi avoir choisi un témoignage unique ? Et comment as-tu procédé pour interviewer ton épouse ?

La bipolarité est une vaste maladie, très riche dans son expression (notamment avec la manie mixte ou les pathologies comorbides). J’ai craint qu’en cherchant à multiplier les témoignages je perde le spectateur. Je ne voulais pas faire un film médical.

Le film est : comment un couple de bipolaires choisit de donner la vie quand il sait pertinemment que le risque de troubles pour l’enfant est de 30 % ?! Un témoignage d’autres malades n’aurait eu dans ce propos aucun sens.

Le tournage avec Laurence a été assez facile en fait. Elle s’est livrée comme je le souhaitais : avec pudeur mais sans se cacher. J’ai emmagasiné des dizaines d’heures de rushes. Je remercie d’ailleurs ma monteuse d’avoir trié intelligemment toute cette matière. Toutes les séquences d’interview de Laurence ont été tournées en intimité (moi et elle). On définissait le cadre avec le chef-opérateur puis il nous laissait deux heures seuls, les deux caméras numériques utilisées permettant de tourner ainsi : longtemps et en les oubliant.

C’était selon moi le seul moyen d’arriver à ce que je voulais : un film tout en retenu. Une déclaration d’amour, un exemple de courage, un hymne à la vie.


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