Lettre à Julia

1996 Non Par Rodolphe Viémont

Poème épistolaire, 16 pages, 1996. Ed. Ressovenances.


Édité par les Ed. Ressouvenances, séduites par texte (alors qu’elles ne faisaient jusque-là que des rééditions de classiques), le texte a été tiré en 1996 à 1000 exemplaires.

Dédié à Julia, l’héroïne de « 1984 » de George Orwell, ce court texte ou long poème cachait (pour pas grand monde) une plus intime déclaration d’amour à une jeune femme bien vivante qui se prénommait Julia. Déjà la réalité se transformait, influençait la fiction : seul objectif, seul objet.

Ode à la Loire, à la liberté, résistance à l’oppression sous toutes ses formes (celle de la pensée en premier lieu), déclaration à la nature.
A l’opposé du speed, du politiquement correct, de la « masse », de ce qui surgissait avec malice dans les 90’s et qui s’est installé aujourd’hui, ce texte prône de se rapprocher de l’essentiel : de la beauté, de l’amour et de la survie intellectuelle et esthétique. La liberté est immortelle : il « suffit » de la préserver : cachée.


Extrait

L’eau est montée, plusieurs fois, et a envahi le jardin. On quittait alors les demeures en jouant à l’équilibriste, dansant gaiement sur des planches au ras de l’eau. Et lorsque la chaleur revenue, la Belle se retirait, laissant son lit à nu, ouvert à tous les sacrifices, il nous restait cette odeur : la sensation de sa puissance. On traversait alors le bras à sec, à pied, en semi-expédition punitive, voir l’éclat du diamant lunaire, de l’autre côté, sur l’île qui n’en était plus une.


Adaptation cinématographique

Dix ans plus tard, le texte donne lieu à un court métrage expérimental éponyme : « Lettre à Julia ».


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